Histoire : Prise d’otages du vol 8969 Air France


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Prise d’otages du vol 8969 Air France

La prise d’otages du vol Air France 8969 (AF8969, AFR8969), vol d’Air France reliant Alger à Paris, par quatre membres du Groupe islamique armé (GIA), se déroula du 24 au 26 décembre 1994.

La prise d’otage commence à Alger, où l’appareil, un Airbus A300 de 220 passagers, stationne deux jours ; l’avion décolle ensuite vers Paris mais doit faire une escale à Marseille pour un ravitaillement en carburant, au cours de laquelle l’assaut réussi du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) met fin au détournement. Seize personnes sont blessées lors de l’assaut.

2117À la suite de l’assaut du GIGN à Marseille, la prise d’otage se solde par la mort des quatre terroristes islamistesalgériens et par celle de trois passagers, exécutés auparavant pour faire pression lors des négociations avec lesgouvernements algérien puis français. L’objectif présumé des terroristes était de faire exploser l’avion en vol sur la tour Eiffel ou la Tour Montparnasse1. Le plan du GIA semble préfigurer les attentats du 11 septembre 2001, sept ans plus tard.

Cet événement a entraîné l’arrêt des vols d’Air France vers l’Algérie jusqu’en 2003.

Prise d’otages du vol 8969 d’Air France

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L’Airbus A300 F-GBEC, assurant le vol Air France 8969, à l’aéroport de Londres-Heathrow en 1982.

Informations générales

Date

24 – 26 décembre 1994

Lieu

Aéroport d’Alger – Houari Boumédiène, puis

Aéroport de Marseille Provence

Issue

Libération des otages

Belligérants

 France

GIA

Commandants

Denis Favier

Abdul Abdallah Yahia †

Forces en présence

30 hommes du GIGN

4 hommes

Pertes

9 blessés

4 morts

229 otages délivrés (dont 13 blessés)

3 otages exécutés

Guerre civile algérienne

Coordonnées

43° 26′ 23″ Nord 5° 12′ 54″ Est

Géolocalisation sur la carte : France

France_relief_location_map

Contexte

Le commando

Les quatre preneurs d’otages algériens faisaient partie du Groupe islamique armé (GIA). Le meneur était Abdul Abdallah Yahia, alias « l’Émir », 25 ans, ancien marchand de légumes et proche de Djamel Zitouni2,3. Les trois autres, également algériens, auraient été surnommés par les passagers le tueur, le fou et le simplet, en raison de leur comportement[réf. nécessaire].

tumblr_ml8zu4eu1Z1s10xdvo1_400Déroulement

Début de la prise d’otage à Alger

Le 24 décembre 1994, à l’aéroport Houari Boumedienne d’Alger, quatre hommes armés, arrivés au pied de l’appareil dans un véhicule portant le label Air France, entrent dans l’avion, un Airbus A300 de 220 passagers, lors de l’embarquement du vol AF8969. Ils se présentent à l’équipage de cabine comme policiers, puis vérifient les passeports des passagers. Les autorités algériennes, s’inquiétant de l’immobilisation de l’avion, envoient leGroupement d’intervention spécial (l’équivalent algérien du GIGN, dont les membres sont surnommés « ninjas ») près de l’avion. Constatant leur approche, les quatre hommes les désignent comme « impies » en arabe, puis prennent le contrôle de l’avion en déclarant être desmujâhidîn et en brandissant des armes et des explosifs. Ils exigent des femmes de se voiler et de ne pas s’asseoir à côté des hommes ; certaines furent contraintes de répéter trois fois la chahada, phrase rituelle de profession de foi musulmane, sans valeur sous la contrainte.

Le commando exige la libération de deux responsables du Front islamique du salut : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Devant le refus des autorités algériennes, lespreneurs d’otage exécutent à 14 heures un premier passager, identifié comme un policier algérien, sur la passerelle avant de l’avion. Quelques minutes après, ils reprennent contact avec la tour de contrôle de l’aéroport et exigent des autorités qu’elles laissent l’avion décoller, menaçant d’exécuter d’autres passagers en cas de refus — l’avion était bloqué parce qu’une passerelle d’embarquement y était encore attachée. Les terroristes demandent ensuite que les « ninjas » s’écartent de l’avion et reculent la passerelle d’embarquement, mais les autorités algériennes refusent. A contrario, la cellule de crise des autorités françaises à Paris estime qu’il est préférable de laisser décoller l’avion.

Le Premier ministre français, Édouard Balladur, négocie la libération des femmes et des enfants en échange de l’autorisation de décoller pour Paris. Le commando accepte et libère 63 passagers. Mais quand l’ordre est donné au colonel des « ninjas » de reculer la passerelle, il refuse. De plus, les autorités algériennes font intervenir la mère du chef du commando en la faisant prendre contact avec lui par radio, pour le supplier de se rendre. Mais ces actions rendent Abdul Abdallah Yahia fou de rage et celui-ci fait abattre un second passager, Bui Giang To, un diplomate vietnamien.

Les négociations entre les terroristes et les gouvernements français et algérien se terminent dans une impasse. À 21 h 30, le soir de Noël, un des otages, Yannick Beugnet, jeune employé de l’ambassade de France, est choisi parmi les passagers pour envoyer un message à la tour de contrôle. Il transmet le message des preneurs d’otage, informant que si l’avion ne peut décoller immédiatement, lui-même sera abattu. La situation avec les autorités algériennes restant au point mort, il est abattu à 22 h 00 d’une balle dans la tête et son corps jeté hors de l’avion. Le commando envoie un nouveau message à la tour de contrôle, en menaçant de tuer un passager toutes les trente minutes si l’autorisation de décoller pour Paris n’est pas donnée.

Édouard Balladur propose alors l’intervention du GIGN sur l’aéroport d’Alger, mais le gouvernement algérien refuse. Le GIGN est envoyé le plus près possible d’Alger, c’est-à-dire à Majorque en Espagne.

À la suite de l’assassinat du jeune Français, le Premier ministre exige et obtient le décollage de l’avion, en menaçant de rendre officiellement l’Algérie responsable de la mort des otages aux yeux de la communauté internationale et d’arrêter l’aide financière donnée à l’Algérie dans sa guerre civile. Le 26 décembre 1994 à 2 heures du matin, près de quarante heures après le début de la prise d’otage, le vol AF 8969 est autorisé à quitter Alger sous la pression du gouvernement français. Les contrôleurs aériens reçoivent secrètement l’ordre de dire aux preneurs d’otages que leur réserve de carburant est trop entamée pour aller jusqu’à Paris. La ville de Marseille est alors choisie comme escale pour effectuer un plein de carburant. Le commando du GIGN quitte l’Espagne (de Majorque où elle s’était positionnée) et rejoint l’aéroport de Marseille-Marignane vingt minutes plus tôt que le vol 8969.

Atterrissage à Marseille

Le vol AF 8969 se pose à Marseille à 3 h 30 du matin. Fatigués par la prise d’otage, le commando maintient le silence radio et en profite pour dormir.

Durant le trajet de l’avion, les services du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua — parmi lesquels figurent Jean-Charles Marchiani et Bernard Guillet — sont informés de l’objectif probable des preneurs d’otages et décident que l’avion ne doit pas quitter Marseille, quel qu’en soit le coût.

Le commando prend contact avec la tour de contrôle marseillaise et exige 27 tonnes de carburant. Huit tonnes auraient suffi pour rejoindre Paris, ce qui conforte legouvernement français dans l’idée que leur intention est de transformer l’avion en bombe volante. De son côté, le commando explique qu’il souhaite rejoindre Paris pour y donner une conférence de presse. Les autorités leur répondent que personne ne veut apporter l’essence et que tous les journalistes du monde sont à Marseille et qu’il ne sert à rien d’aller jusqu’à Paris. La solidité de l’argument perturba le commando, qui accepta l’organisation d’une conférence dans l’avion. Il tombe alors dans le piège imaginé par le GIGN : en effet, l’avant de l’avion est vidé de ses passagers, ceux-ci étant amenés vers l’arrière de l’appareil. L’organisation de la conférence permettait non seulement de gagner du temps pour préparer l’offensive mais aussi d’accentuer la fatigue du commando.

L’assaut du GIGN

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Illustration reproduisant l’assaut du GIGNdu Vol Air France 8969.

À 17 h 08, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est prêt à intervenir, mais en raison du retard de laconférence de presse des preneurs d’otages, le chef du commando a une intuition et exige du commandant de bord de l’Airbus A300 de déplacer l’avion vers la tour de contrôle. Ce mouvement impromptu perturbe le GIGN, qui doit se réorganiser. La conférence de presse étant repoussée, sous le prétexte que les journalistes ne sont pas prêts, le commando perd patience et l’un des membres mitraille la tour de contrôle.

À 17 h 12, le commandant du GIGN, Denis Favier, donne alors le signal de l’assaut4. Trois passerelles motorisées s’approchent de l’avion, deux vers les portes arrière avec 11 hommes de chaque côté, et une passerelle de 8 hommes à l’avant de l’appareil. Ils ouvrent avec difficulté la porte avant droite, car la passerelle était trop haute et bloquait l’ouverture de la porte. Elle est reculée puis avancée à nouveau une fois la porte ouverte, blessant un homme du GIGN. Le premiergendarme à pénétrer dans l’avion est Eric Arlecchini, dit « Arlé »5,6 qui se met en appui face à l’arrière de l’appareil pour couvrir le reste du groupe. Il est suivi de Thierry Prungnaud qui s’approche du cockpit et parvient, sous l’effet de la surprise, à tuer un terroriste et à blesser le chef du commando, avant de recevoir un feu nourri des deux autres terroristes au moment même où il s’apprêtait à en neutraliser un troisième. Une rafale de Kalachnikov AK-47 le touche à l’avant-bras et lui fait rater sa cible, une seconde rafale le touche encore à l’avant-bras et vient déchiqueter le kevlar de son gilet pare-balles, une troisième rafale d’Uzi le touche à la poitrine et se termine par une balle brisant la visière de son casque, le projetant en arrière7. L’échange de tirs se poursuit entre les hommes du GIGN et le dernier preneur d’otages, caché sous la table de navigation. Celui-ci ira même jusqu’à lancer une grenade qui atterrira près de l’infortuné Thierry Prungnaud, toujours au sol, qui aura le réflexe de tourner le dos à l’objet pour se protéger un minimum de l’explosion.

Pendant ce temps, l’ensemble des passagers et du personnel navigant commercial est évacué par les portes arrière de l’appareil via les toboggans de secours. Malgré la violence de la fusillade, moins de trente personnes sont blessées. Avec les sirènes des ambulances comme fond sonore, le commandant Favier envoie un message radio laconique à la tour de contrôle : « Opération terminée, pertes limitées »4.

Les caméras de télévision sont braquées sur l’avion lorsqu’un membre d’équipage (le copilote Jean-Paul Borderie) se jette du cockpit par un hublot latéral qu’il ouvre pour fuir la fusillade ; dans sa chute, il se casse le bras et le fémur. Dans l’avion restait toujours l’OMN (Officier Mécanicien Navigant) et le commandant de bord, ainsi que le dernier preneur d’otage. Ce dernier oppose une forte résistance et blesse des membres du GIGN, épargnant les deux derniers membres d’équipage technique. À 17 h 29, après vingt minutes d’assaut, il est abattu d’une balle dans le cœur.

Note : le film L’Assaut, tout comme le livre de Roland Môntins et Jean-Michel Caradec’h sur lequel il est basé8, indique que le troisième pirate de l’air n’a pas été abattu par Thierry Prungnaud, mais par un tireur d’élite placé hors de l’avion.

Bilan

• À Alger, trois passagers ont été tués par les terroristes (un policier algérien, un diplomate vietnamien, Bui Giang To, et un Français, Yannick Beunier).

• À Marseille, neuf membres du GIGN furent blessés dont un grièvement, ainsi que treize passagers et trois membres de l’équipage. Tous les terroristes furent tués.

• L’Airbus A300 (F-GBEC), trop endommagé par les tirs et les explosions, ne put être remis en service et fut réformé par Air France.

À ce jour, cette délicate opération anti-terroriste est considérée comme l’une des plus grandes réussites du GIGN. Après cette mission, le GIGN recevra d’ailleurs des compliments de nombreuses autres unités d’intervention, notamment des SAS britanniques, pourtant avares en la matière9.

Alger fut déclarée « zone à risque » ce qui isola encore plus l’Algérie[réf. souhaitée].

Équipage

Il y avait à bord douze membres d’équipages :

• Commandant : Bernard Delhemme

• Co-Pilote : Jean-Paul Borderie

• Mécanicien : Alain Bossuat

• Stewards et hôtesses : Christophe Morin, Claude Burgniard, Gilles Dunis, Christiane Adenot, Nicole Chauvin, Silviane Bidault, Anne Dufrène, Richard Cleret et Ludovic Ulmer

Filmographie

• L’Assaut, film français de Julien Leclercq racontant l’événement de manière romancée.

Documentaires télévisés

• « Le détournement de l’Airbus Paris-Alger » le 5 décembre 2004 dans Secrets d’actualité sur M6.

• « Airbus Alger-Paris : 54 heures d’angoisse » le 27 janvier 2010 dans Enquêtes criminelles : le magazine des faits divers sur W9.

• « Terreur au sol », 3e épisode de la 2e saison de Danger dans le ciel / Air Crash.

• Flashback, le 12 avril 2012, « La prise d’otages du vol Alger-Paris, 54 heures d’angoisse », de Simon Thisse et Claire Denavarre, sur France 3.

• « Prise d’otage sanglante : le drame de Marignane » le 9 et le 16 février 2011 dans 90′ faits divers sur TMC.

Notes et références

 1. ↑ Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, Éditions Toucan,‎ 2011, p. 221
 2. ↑ L'Express, Partie 3, Presse-Union, 1996
 3. ↑ Revue militaire suisse, Volume 141, 1996
 4. ↑ a et b « Vol AF-8969 : "On entendait passer les balles" » [archive], sur Europe 1,‎7 mars 2011
 5. ↑ L'assaut de Marignane raconté par Thierry P. [archive], sur le site du GIGN, gign.org.
 6. ↑ Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut, p. 247.
 7. ↑ Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut, p. 248.
 8. ↑ Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'Assaut p. 270.
 9. ↑ Site non officiel du GIGN [archive]
Annexes
Bibliographie
 • Claude Bertaud, 54 heures d'angoisse : Noël 94-l'Airbus d'Alger : une hôtesse témoigne, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès,‎ 1997 (ISBN 2-709-61831-1)
 • Zahida Kakachi et Christophe Morin, Le vol Alger-Marseille : Journal d'otages, Paris, Editions Plon,‎ 2006 (ISBN 2-259-20375-2)
 • Roland Môntins, Gilles Cauture et Denis Favier, L'assaut : GIGN, Marignane, 26 décembre 1994, 17 h 12, Paris, Éditions Riaux,‎ 2007 (ISBN 2-849-01063-4) (Roland Môntins a participé à l'assaut de l'Airbus).
 • Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, L'assaut, le GIGN au cœur de l'action, Paris, Oh! éditions,‎ 2010 (ISBN 978-2-915-05676-1)
Articles connexes
 • Vague d'attentats commis en France en 1995
 • Terrorisme / Prise d'otage
 • Liste d'affaires criminelles françaises
 • Accidents et incidents d'Airbus A300
Liens externes
 • [vidéo] Video du raid - Video de l'assaut du GIGN sur l'avion (Archives INA).
 • [vidéo] Interview - Interview (Archives INA).
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(1991-2002)
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Informations bibliographiques sur Prise d'otages du vol 8969 Air France
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 • Éditeur : Wikipédia
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 • Page consultée le : 27 décembre 2015 03:39 UTC
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 • Numéro de version : 121626259

Danger imminent (Clear and Immediate Danger)

Nécessité

trouve son expression la plus adéquate dans cette acception sous la forme du terme état de nécessité. Quiconque commet un acte délictueux ou criminel dans le dessein d’échapper à un danger imminent ou à un péril appréhendé, ou jugé tel, tout en espérant protéger ses intérêts légitimes ou ceux d’autrui peut invoquer l’état de nécessité, si certaines conditions sont réunies.

La nécessité, selon Platon reflète l’inexorable ; selon ce dialogue, la nécessité s’oppose au plein gré.

Enjeux de la contingence par rapport à la nécessité

La contingence, possibilité qu’une chose arrive ou n’arrive pas, s’oppose à la nécessité (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être).

Exemple : le propriétaire du Sorrento’s Pizza m’a battu, mais il aurait pu ne pas me battre si les conditions globales avaient été un peu différentes (Est prouvé).

S’il aurait pu ne pas me battre : en quoi y avait-il nécessité de le faire ? En quoi peut-il invoquer la force nécessaire, qui n’est pas droit et en quoi pourrait-il prouver un danger imminent menaçant sa vie, sa liberté ou sa possession?

Force n’est pas droit,

autrement dit on ne peut pas se faire justice soi-même en usant de la force pour pouvoir se rétablir dans son bon droit.

ET,

Code de déontologie des policiers du Québec

Loi sur la police (chapitre P-13.1, a. 127)

SECTION  II
LES DEVOIRS ET NORMES DE CONDUITE DU POLICIER

5.  Le policier doit se comporter de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction.

NouveauNouveau: Financement participatif

Si vous avez des questions : Serge-Carmel Bourget (450) 372-4272 ou serge.bourget@icloud.com

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