Émotion redéfinition S.C.B.


Mise en garde!

Émotion

Ce que je veux ici développer c’est la conscience du fait que l’émotion est avant tout une «motion», un «moteur», une «source d’énergie» qui demande à être ex ou ré primé. Lorsque l’on ex-prime l’énergie motrice, elle prend forme de sentiment facilitant l’action, comme le trac par exemple, va pousser une actrice ou un acteur à performer. Ou, si cette énergie motrice est ré-primée, elle prendra forme de sentiment poussant au contraire de l’action, à la passivité. Dans le premier cas la motion est alors vécue comme positive, favorable, procurant satisfaction, alors que si la pulsion motrice est réprimée l’expérience deviendra négative, défavorable, insatisfaisante. Donc, se sentir bien ou se sentir mal. Il y a donc à mon sens, une distinction importante à faire entre «émotions» que l’on devrait plutôt nommer «motion» et «sentiment» le «senti» de la «motion» donc, l’«émotion».

Article adaptée Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article ÉmotionRobert Plutchik de Wikipédia en français (1 / 2)  et S.C.B

 Roue des émotions de Robert Plutchik.

Définition étymologique de Wikipédia:

L’émotion (du latin motio « action de mouvoir, mouvement ») est une expérience psychophysiologique complexe de l’état d’esprit d’un individu lorsqu’il réagit aux influences biochimiques (interne) et environnementales (externe). Chez les humains, l’émotion inclut fondamentalement « un comportement physiologique, des comportements expressifs et une conscience »[1]. L’émotion est associée à l’humeur, au tempérament, à la personnalité et à la disposition et à la motivation. Le mot « émotion » provient du mot français « émouvoir ». Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie « hors de » et movere signifie « mouvement »[2]. Le terme lié « motivation » est également dérivé du mot movere.

C’est ici que la distinction voulue s’applique au sens où l’émotion ne devient sentiment qu’au moment où elle prend forme de ressenti-(é)- et donc, sa variante ex, détermine le sentiment. Il serait donc plus juste, à mon sens, de parler de la roue des sentiments, des «motions» qui prennent forme. La «motion» elle étant en quelque sorte, le moteur, la pulsion motrice, l’énergie qui appelle un choix de mise en forme, un choix (conscient ou inconscient) de sentiment. Cette «pulsion motrice», cette «motion» en elle-même n’est qu’énergie appelant à l’action donc à s’ex-primer.

Pulsion motrice vs circonstances, choix (attitude), sentiment.

(Circonstance / motion / attitude) Serge-Carmel Bourget

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(Circonstance / motion / attitude) Serge-Carmel Bourget

Le plus important à retenir ici, c’est que notre seul pouvoir sur cette énergie qu’est la motion réside dans nos choix d’attitudes. Une attitude peut être le résultat habituel d’une décision antérieure, donc d’un choix d’action faite dans le passé (attitude inconsciente) ou, au présent, un choix clair entre telle ou telle action ou réaction, face à telle ou telle circonstance. L’attitude déterminera l’action qui elle, compte tenu des circonstances de la motion, déterminera le ou les résultats.

Voici une liste d’habiletés que tout être humain se doit de développer pour se sentir confortable en société. Bien que ces notions relèvent de l’enseignement des niveaux primaires et secondaires, il est malheureux de constater que plusieurs adultes ne les ont jamais acquises même après toute une vie.

Capture d’écran 4

Proposition d’une taxonomie des habiletés sociales à développer au primaire et au secondaire Habiletés de planification. [source]

Je me permets ici la critique suivante à l’effet que l’ordre de cette liste n’est pas nécessairement le plus approprié, ni la liste complète en elle-même, mais je m’en servirai comme d’une matière première, là où elle me semblera utile à être développée de commentaires, avant de poursuivre avec les définitions de caractéristiques de ce que l’on nomme émotion, car c’est précisément aux relations autant à soi-même qu’aux autres que ces motions, ces pulsions énergiques servent. La motion que génère en nous la vue d’une oeuvre d’art, est de fait, le contact réel avec cet oeuvre. C’est la même chose face aux êtres humains qui sont des oeuvres d’art, des Rembrandts naturels. Beauté, laideur, souffrance, paix et sérénité ne sont que des valeurs temporaires. À moins qu’une personne choisisse de s’y cantonner définitivement.

P r i m a i r e

Habiletés liées à la communication.

L’énergie motrice qui provoque en nous tel ou tel choix d’attitude, parfois de façon automatique, ou par une volonté de résultat est en soit un acte de communication non verbal qui peut être ou non perçue par un observateur. L’habileté à développer ici consiste à verbaliser sa volonté de résultat, comme l’admiration face à une nuit étoilée, le besoin de prudence face à un danger, la manifestation d’un assentiment face à une activité d’un enfant souriant par exemple, donc une volonté de résultat produit par cette énergie motrice qui se doit d’être canalisée au travers du médium qu’est l’attitude choisie. Alors, complimenter une personne sur sa chevelure, ses vêtements, son sourire, la nature de son regard, l’expression de son visage, etc. est des actions qui relèvent d’une attitude issue de la volonté de faire contact avec la personne.

Habiletés liées à l’affirmation de soi et gestion de la pression de la part des pairs.

L’affirmation de soi est affaire de conscience de qui l’on est, donc de conscience de son identité propre autant que des buts que l’on s’est fixés pour la faire écouler. Quant à la gestion de la pression des pairs, elle dépend de la nature de la pression. S’agit-il d’opposition ou d’encouragement à être, performer ou devenir? De toute manière, l’habileté à s’affirmer est autant affaire de détermination à le faire que de la définition même de qui l’on a été, de qui l’on est et de qui l’on veut devenir. Si ces notions de valeurs sont solides, défendables, nous font éprouver de la fierté, l’on sera d’autant plus capable de les et donc de, s’affirmer.

Habiletés liées à la gestion des émotions.

Gérer une motion est affaire de choix comme je l’ai expliqué plus haut. Choix entre exprimer ou réprimer. Disons tout de suite que la répression n’est justifiable que si la motion est injustement destructrice. Même une motion de destruction face à un danger imminent est appropriée. Certes, si le danger dépasse nos capacités de le vaincre, la fuite devient une option louable. Sauf qu’ici, il faut apporter une mise en garde importante. La fuite toujours répétée face à une situation vraiment dangereuse est absolument acceptable, mais la fuite répétée face à une menace irrationnelle, ne l’est pas, puisque ces fuites détruiront toute la confiance en elle-même de la personne qui adopte comme modèle, la fuite.

Donc ici les formes de motion à explorer pourraient être la peur et la colère. Dans un cas comme dans l’autre, la gestion sera d’autant plus facile que la peur ou la colère soit ou non clairement définie et cette définition ne pourra toujours se faire qu’à partir de l’identité même de la personne qui définie le sentiment.

Habiletés liées aux solutions de rechange à la violence dans les situations conflictuelles ou potentiellement conflictuelles.

La potentialité conflictuelle émerge de l’identité de la personne au sens où telle ou telle situation favorise ou défavorise l’identité de cette personne. Une personne constructive choisira de construire avec la situation alors qu’une personne qui se veut une identité destructrice, choisira de détruire.  

Habiletés liées à l’engagement dans les tâches de collaboration et de coopération.

Or, volonté de socialiser ou de rejeter les différences. La problématique qui émerge à commenter cette liste, c’est d’une part qu’elle vise à guider les enseignants et, il me semble que le plus important est manquant, soit la matière à enseigner. Puisque tout comportement est basé sur ls conscience de l’identité des personnes impliquées, ce devrait être la matière à cultiver, soit faire prendre conscience aux gens ou aux enfants, c’est la même chose, de qui ils sont, et de qui ils veulent devenir.

S e c o n d a i r e

Habiletés sociales de base (communication).

Dire bonjour, saluer, témoigner respect aux gens, montrer que l’on est conscient de leurs présence.

Habiletés sociales avancées (communication).

Tester si la communication est possible, en commentant la météo par exemple, ou la dernière nouvelle. Engagez un sujet de conversation impersonnel, mais impliquant l’émission d’opinions. Parler de soi, inviter l’autre à se dire.

Habiletés permettant de composer avec ses sentiments.

S’accepter tel que l’on est. Écouter. Se dire tel que l’on est. Apprendre à se raconter, à définir ses buts et les moyens que l’on compte utiliser pour les atteindre.

Habiletés permettant de gérer son stress.

Exprimer plutôt que réprimer ses motions sous forme de sentiments simples comme la satisfaction ou l’insatisfaction.

Habiletés permettant de développer des solutions de rechange à l’agression.

Affirmer son choix de non-violence sauf si l’on est attaqué physiquement. Il est important d’émettre clairement cette distinction, car se défendre est primordial.

Classification ou taxonomie des habiletés sociales

Niveau 1 :

Habiletés liées à la communication –

L’élève est capable d’écouter et de poser des questions. – L’élève est capable de s’exprimer à la première personne. – L’élève est capable de s’exprimer en respectant les autres.

Simple non? Croyez-le ou non, je connais des vieillards qui n’ont jamais appris ces choses, n’ont jamais développés l’envie d’écouter les autres, de poser des questions pertinentes, de parler à la première personne et même de respecter leurs semblables. C’est grave. Nous parlons ici du niveau 1, de l’élémentaire en société. Comprenez-vous à quel point tout est question d’attitude? Ces gens ont choisi de vivre reclus, même dans la foule, derrière un masque, jugeant tout le monde comme inférieur ou mauvais, ce qui est certes parfois le cas, mais d’en faire une attitude permanente et automatique relève de la maladie mentale. Je connais une femme qui n’a jamais trouvé une qualité à qui que ce soit, n’a jamais admirée qui que ce soit, n’a jamais complimentée qui que ce soit et qui, par contre, peut identifier un défaut en toute chose instantanément.  D’autres adoptent l’attitude contraire et ils sont toujours gagnants s’ils sont aussi capables d’identifier les cas extrêmes de personnalité toxique et destructrice comme la femme dont je viens de parler.

Niveau 2 : Habiletés liées à la gestion des émotions –

L’élève est capable de se calmer. – L’élève est capable de contrôler son impulsivité. – L’élève est capable d’identifier ses perceptions et ses sentiments et de les exprimer adéquatement.

Ici l’ordre choisi est intéressant à observer, car la première chose à faire face à une motion qui émerge, c’est d’identifier quelle forme de sentiment elle adoptera de par notre choix d’attitude. Se calmer, se contrôler n’est pas toujours adéquat, mais tellement utile pour éviter d’avoir à gérer des conflits pour lesquels on ne dispose pas d’assise solide, comme l’intimidation par exemple. L’on dira à la victime de ne pas porter attention, qu’ainsi les choses entreront d’elles-mêmes dans l’ordre, ce qui est toujours faux. C’est de la pure lâcheté de la part des autorités qu’il s’agit des parents, des amis, des éducateurs, des directions, des psychologues, des intervenants, de la police et des tribunaux. 

Le problème est plus grand que l’histoire de l’humanité, car les peuples ont, sont et seront toujours dominé par la peur de la majorité. Il faut beaucoup de courage pour vaincre la peur, car une fois vaincue, il faut apprendre à faire partie d’une infime minorité, et même de rendre la chose constructive.

Niveau 3 : Engagement dans les tâches de collaboration et de coopération –

L’élève est capable de planifier et d’organiser son travail. – L’élève est capable de reconnaître les besoins des autres. – L’élève éprouve du plaisir ou de l’aisance à s’engager dans la réalisation d’un travail de groupe (ou d’équipe).

Ces habiletés seront d’autant plus faciles à développer que la personne – qu’il s’agisse d’élève ou de quiconque veut apprendre – prendra plaisir à découvrir ses semblables, à les écouter, les observer et échanger avec eux. C’est de cette manière que l’on développe la confiance en soi. En aimant les autres au point de les écouter et de les observer pour apprendre. Certes, il faut quand même choisir d’apprendre des personnes constructives.

Niveau 4 : Solutions de rechange à la violence dans les situations conflictuelles ou potentiellement conflictuelles –

L’élève est capable de demander de l’aide à un adulte ou à un pair pour régler pacifiquement un conflit. – L’élève est capable de trouver des solutions (non violentes et non hostiles) à des problèmes interpersonnels. – L’élève est capable de mettre en pratique la solution (non violente et non hostile) choisie et de l’évaluer.

L’appel à un adulte est parfois utile. Pas toujours. Par contre, quand la non-violence demande même la non-hostilité à l’inacceptable, je trouve qu’il y a exagération. Il est tout à fait normal et souhaitable de témoigner son hostilité à la violence. Sinon, on la cautionne.

Niveau 5 : Affirmation de soi et gestion de la pression de la part des pairs –

L’élève est capable de porter un jugement adéquat et positif sur soi et ses habiletés sociales. – L’élève est capable de refuser l’influence négative de certains pairs.

C’est exactement ce que je viens d’élaborer. S’affirmer c’est savoir qui l’on choisit d’être, quelles sont les attitudes que l’on favorise et que l’on conteste. Un être humain qui ne conteste pas l’inacceptable y contribue.

Liste des 50 habiletés sociales

Groupe I. Habiletés sociales de base [communication]

1. Écouter (Tout ce que ça demande c’est une volonté plus grande de comprendre l’autre que de s’arrêter à ses défauts.)

2. Amorcer une conversation (Banalités, puis test d’un ou deux sujets, plus persévérance dans la volonté de faire contact.)

3. Entretenir une conversation (Écoute, écoute, écoute, reformulation, écoute, écoute, écoute.)

4. Poser une question (Qu’y a-t-il de plus important pour toi dans la vie? Les gens y répondent rarement, mais la conversation est engagée.)

5. Dire merci (Merci c’est comme «Rogers» en communication radio. C’est un témoignage de réception.)

6. Se présenter (Son prénom, c’est déjà bien. Une chose que l’on aime, c’est déjà beaucoup plus.)

7. Présenter d’autres personnes (Prénom, et ce que cette personne aime ou, si l’on ignore, un compliment.)

8. Faire un compliment (Regard, chevelure, sourire, vêtement, etc.)

Groupe II. Habiletés sociales avancées [communication]

9. Demander de l’aide (Préciser pourquoi, dans quel but.)

10. Se joindre à un groupe (C’est comme d’engager une conversation.)

11. Donner des directives (Savoir clairement le but que l’on poursuit.)

12. Suivre des directives (S’assurer de bien comprendre le but. Poser des questions si nécessaire.)

13. S’excuser (Chaque fois que requis sans toujours être en train de s’excuser.)

14. Convaincre (De ce dont on est certain ou si l’on doute, dire de quelle partie l’on doute.)

Groupe III. Habiletés permettant de composer avec ses sentiments

15. Reconnaître ses sentiments (Ne pas se mentir à soi-même et, le moins possible aux autres.)

16. Exprimer ses sentiments (Être vrai-e, se laisser porter par l’énergie de la motion. C’est elle qui transforme qui l’on est en qui l’on veut devenir.)

17. Comprendre les sentiments d’une autre personne (Ne pas critiquer ou évaluer en comparaison les sentiments de l’autre, mais admettre son vécu.)

18. Composer avec la colère d’une autre personne (Comprendre le vécu de l’autre au lieu de le critiquer.)

19. Exprimer de l’affection (Bravo! Bien! D’accord! Oui! Je comprends! O.K! Merci! J’apprécie! J’aime!)

20. Composer avec la peur (La peur est une motion, une énergie, une pulsion qui invite à sortir de sa zone de confort.)

21. Se récompenser (Se féliciter de nos efforts.)

Groupe IV. [Habiletés permettant de développer des] solutions de rechange à l’agression

22. Demander une permission (La politesse est de mise.)

23. Partager (C’est plus valorisant que de recevoir.)

24. Aider les autres (Ça donne un sens à toute chose.)

25. Négocier (Sans abuser ni se laisser abuser. Ça n’est pas une compétition, mais une négociation.)

26. Faire preuve de maîtrise de soi (Pourquoi pas.)

27. Faire valoir ses droits (Toujours, aussi droit à l’erreur.)

28. Bien réagir aux taquineries (Des mots, quand ça fait rire. Si l’on est blessé, dire le pourquoi ça nous blesse. Les bonnes personnes comprendront.)

29. Éviter les ennuis (Mais ne pas passer sa vie à les éviter car l’on devient ainsi moins que rien.)

30. Ne pas se mêler des bagarres (Si quelqu’un est en danger, on a le devoir d’intervenir, ne serait-ce qu’en appelant à l’aide.)

Groupe V. Habiletés permettant de gérer son stress

31. Se plaindre de ce qui ne va pas (Dire vraiment, le fond de sa pensée. Même si ça dérange.)

32. Répondre à une plainte (Reformuler et, prendre action si l’on est concerné.)

33. Se montrer beau joueur après une partie (Gagnant ou perdant remercier l’autre ou les autres.)

34. Composer avec la gêne (Sortir de sa zone de confort, le plus souvent possible. Comme ça elle sera de plus en plus grande.)

35. Composer avec le fait d’être laissé de côté (Aller vers de nouvelles personnes.)

36. Se porter à la défense d’un ami (Tiens, plus question d’éviter.)

37. Répondre de façon appropriée à la persuasion (Ça dépend de quelle persuasion.)

38. Réagir à l’échec de façon constructive (En toute chose, construire est préférable. C’est à dire, tirer profit de l’échec.)

39. Composer avec des messages contradictoires (Analyse et choix d’attitude.)

40. Réagir correctement à une accusation (Ne jamais se laisser accuser injustement sans se défendre. Si l’accusation est justifiée, admettre et faire mieux.)

41. Se préparer pour une conversation difficile (Noter les question prioritaire.)

42. Supporter la pression d’un groupe (S’en servir de façon constructive.)

Groupe VI. Habiletés de planification

43. Décider une action (Priorité aux choses les plus difficiles.)

44. Déterminer la cause d’un problème (Analyse des certitudes et incertitudes.)

45. Se fixer un objectif (Réalisable.)

46. Connaître ses habiletés (Ne jamais se mentir.)

47. Rassembler de l’information (Chercher des réponses à ses questions.)

48. Placer les problèmes par ordre d’importance (Le plus difficile en premier.)

49. Prendre une décision (Quitte à se tromper, choisir d’agir pour apprendre.)

50. Se concentrer sur une tâche (Accomplir jusqu’à la fin, quitte à recommencer ce qui peut être mieux fait.)

 

Définition générale

Huit types d’émotions tirées d’un manga, incluant (de gauche à droite) : neutralité, euphorie, joie, tristesse, férocité, déception, gêne et perplexité.

L’un des premiers traités sur les émotions est dû au philosophe René Descartes. Dans son traité Les Passions de l’âme, Descartes identifie six émotions simples : « l’admiration, l’amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse » et toutes les autres en sont composées de quelques de ces six ou bien en sont des espèces.

Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d’abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à une situation et à l’interprétation de la réalité. En cela, une émotion est différente d’une sensation, laquelle est la conséquence physique directe (relation à la température, à la texture…). La sensation est directement associée à la perception sensorielle. La sensation est par conséquent physique. Quant à la différence entre émotion et sentiment, celle-ci réside dans le fait que le sentiment ne présente pas une manifestation réactionnelle. Néanmoins, une accumulation de sentiments peut générer des états émotionnels.

L’émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans cinq systèmes organiques (cognitif, psychophysiologique, moteur, dénotationnel, moniteur), de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l’évaluation de la pertinence d’un stimulus externe ou interne par rapport à un intérêt central pour l’organisme.

Difficulté de définition

La définition de toute entité psychologique représente habituellement des difficultés de taille, et le concept d’émotion est loin de faire exception à la règle. Un problème particulier dans la quête de la définition de l’émotion vient du fait que, souvent, les énoncés ne se rapportent qu’à un aspect de l’émotion. En effet, le concept d’émotion est utilisé de manière différente selon qu’il est envisagé en référence à l’aspect stimulus, à l’expérience subjective, à une phase d’un processus, à une variable intermédiaire ou à une réponse.

Un autre problème qui nuit aux progrès vers une meilleure précision dans la définition de l’émotion concerne le langage par lequel on l’exprime. En effet, le langage de tous les jours et le langage scientifique ne visent pas les mêmes objectifs. De plus, actuellement les avancées scientifiques dans ce domaine n’offrent pas de meilleure terminologie.

Certains auteurs ont fait remarquer qu’il peut être intéressant de ne pas avoir de définition trop stricte de « l’émotion », compte tenu du stade de développement dans ce domaine. Une définition précise aurait pour conséquence d’élever des frontières entre les phénomènes. On prendrait ainsi le risque d’exclure de l’analyse des aspects qui pourraient ultérieurement se révéler essentiels à la compréhension de l’ensemble du processus.

Émotions, perspective évolutionniste

Le courant évolutionniste, en psychologie des émotions, tire son origine des travaux de Charles Darwin et de la publication en 1872 de son livre : The expression of the Emotions in Man and Animals. Dans cet ouvrage, Darwin va poser les fondements de l’expression des émotions. Il va les décrire comme innées, universelles et communicatives.

Les émotions seraient un héritage de nos ancêtres. Pourquoi et comment les émotions se seraient-elles développées ?

Comme le rappellent Orians et Heerwagen (1992), à l’époque des chasseurs-cueilleurs, les Hommes devaient se déplacer constamment pour trouver de quoi se nourrir. Ces déplacements les confrontaient à des phénomènes inattendus (changements climatiques, prédateurs, par exemple) demandant une réponse adaptative rapide. Selon Tobby et Cosmides (1990), les émotions vont donc se développer en réponse à différents ensembles de situations récurrentes. À cela, l’on peut ajouter le premier principe de Darwin, permettant d’expliquer comment une réaction tout d’abord volontaire va, au fil des générations, devenir innée et réflexe.

Une autre particularité des émotions est leur expression, faciale et vocale. Ici, nous n’aborderons que brièvement le chapitre des expressions faciales en laissant de côté celui des expressions vocales, bien que ce dernier soit aussi important (Scherer 1986). Dans un livre en hommage à Darwin (Ekman, 1973), les recherches présentées, portant sur les expressions faciales, confirment son hypothèse sur leur utilité communicative. Ekman dira même que : « l’expression faciale est le pivot de la communication entre hommes » (Rimé et Scherer, 1989). En effet, savoir lire sur le visage facilite nos relations sociales ; de même, une interprétation erronée d’une mimique faciale peut nous faire adopter un comportement mal adapté à la situation. Par exemple, chez les singes, lorsqu’un mâle dominant chasse un autre mâle et que ce dernier fait une grimace (expression de peur), le mâle dominant arrêtera de le chasser. À l’inverse, si le mâle dominant fait la même grimace, il s’attend à ce que le mâle subordonné vienne l’embrasser. En ce sens, l’expression faciale permet d’informer l’individu de nos intentions mais également du comportement que l’on attend de lui.

Enfin, le dernier principe de Darwin va établir le lien entre émotion et système nerveux. Il ne restera que très descriptif sur le sujet et il faudra attendre la théorie du physiologisteWalter Cannon, dans les années 1920, pour remettre le système nerveux au centre des émotions (Cannon, 1927). Divers auteurs étudieront aussi les liens discrets et complexes entre odorat, hormones, phéromones et émotions[3].

Théories psychologiques

L’émotion est une notion floue et elle est difficilement définissable (Alvarado et al., 2002). Elle présente la particularité d’être idiosyncrasique, c’est-à-dire particulière et propre à chaque individu (Picard, 2003). De ce fait, plusieurs définitions et rôles ont été donnés à l’émotion (Francois et al., 2001; O’Regan, 2003).

Déjà en 1879, Charles Darwin, fondateur de la théorie de l’évolution, la définit comme cette faculté d’adaptation et de survie de l’organisme vivant. Il la voit comme innée, universelle et communicative. D’un point de vue comportemental, l’émotion est perçue comme un « motivateur », une entité qui influence le choix d’un individu en réponse à un stimulus externe ou interne. D’un point de vue socioculturel, les sentiments sont cette réponse donnée à une interaction avec nous-mêmes et/ou avec les autres. Une émotion existe à la fois dans la dimension personnelle et sociale de l’individu. Elle serait cette capacité d’adaptation et de changement, ce lien qui forme nos relations et nous met en interaction avec l’autre. De récentes études en neurobiologie ont démontré que les émotions sont un mélange de plusieurs facteurs biochimiques, socioculturels et neurologiques (O’Regan, 2003). Elles se traduisent par des réactions spécifiques : motrices (tonus musculaire, tremblements…), comportementales (incapacité de bouger, agitation, fuite, agression…), et physiologiques (pâleur, rougissement, accélération du pouls, palpitations, sensation de Malaise…). Elles seraient à la base de nos réactions physiologiques et comportementales.

Au regard de ces définitions, le concept d’émotion apparaît comme polysémique. Il est, en effet, difficile de donner une définition claire et univoque de l’émotion. Cependant, les spécialistes s’accordent à dire que la pluralité des définitions de l’émotion n’altère en rien son rôle central dans toute analyse comportementale. Elle est en rapport étroit et permanent avec nos décisions et nos actions.

Les émotions agissent sur nos comportements quotidiens, sur nos choix et nos perceptions. Elles rendent la communication plus efficace et lui confèrent un haut niveau d’impact. En outre, les émotions jouent un rôle clé dans tous processus d’apprentissage en agissant sur la capacité de mémorisation de l’apprenant, sur sa rétention de l’information et sur son attention (Alvarado, 2002). Lors de l’acquisition des connaissances, les émotions agissent à différents niveaux sur l’esprit humain. De récentes études ont démontré que les émotions et la cognition sont intimement liés (Adam et al., 2005 ; Chaffar et al., 2006 ; Ahn et al., 2005). C’est pourquoi, il est difficile d’aborder l’aspect cognition sans faire référence aux émotions.

La théorie de William James & Carl Lange Choquart (1887) énonce une différenciation des émotions selon les modifications corporelles : à chaque émotion correspond telles modifications. La théorie de Cannon-Bard réfute cette théorie[4]. Selon cette théorie, c’est l’activation physiologique qui va déterminer l’émotion. L’émotion ici apparait donc avant qu’il y ait une évaluation cognitive. La théorie de Walter Cannon et Philip Bard (1929) explique que l’émotion est d’abord un phénomène cognitif. Nous ressentons l’émotion cérébralement avant d’en avoir les effets physiologiques et somatiques[5]. La théorie de Stanley Schachter et Jerome Singer (1975), elle, interprète une émotion en fonction des conditions environnementales. Les individus interprètent l’activation viscérale en fonction des stimuli de la situation environnementale et de leur état cognitif.

Théories dites « émotions de base »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tract largé au-dessus de l’Allemagne par la Royal Air Force en 1942 et ridiculisant les émotions du Ministre de l’armée de l’AirHermann Göring au fil des bombardements aériens durant la guerre. (Joie – Tristesse – Peur – Colère – Dégoût – Surprise)

Les émotions secondaires, la nostalgie par exemple, sont des mélanges des émotions de base. On parle également parfois d’émotions mixtes pour nommer les émotions secondaires. Par exemple, d’après Paul Ekman la honte est une émotion mixte, à la base un mélange de peur et de colère (bloqué ou retournée contre soi)[6].

Théories de l’évaluation cognitive

Selon les théories de l’évaluation cognitive, aussi appelées théories de l’appraisal, l’émotion est le fruit des évaluations cognitives que l’individu fait au sujet de l’événement, qu’il soit externe ou interne, ou de la situation, qui initie l’émotion.

Ces théories se distinguent des théories des émotions de base en ce qu’elles supposent des mécanismes de genèse communs à toutes les émotions. Cette approche suppose que, pour comprendre les émotions, il est tout d’abord nécessaire de comprendre les évaluations que l’individu fait au sujet des événements de son environnement. Une évaluation cognitive est définie comme un processus cognitif, rapide, automatique, inconscient, dont la fonction est d’évaluer les stimuli perçus sur la base de critères particuliers (Magda Arnold, 1960).

Le modèle des composantes proposé par Klaus Scherer (1984, 1988, 2001) fournit une définition précise de la nature des émotions. En effet, il définit une émotion comme une séquence de changements d’état intervenant dans cinq systèmes organiques de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l’évaluation d’un stimulus externe, ou interne, par rapport à un intérêt central pour l’individu. Il propose de définir l’émotion comme une séquence de changements d’état intervenant dans cinq systèmes organiques : cognitif (activité du système nerveux central), psychophysiologique (réponses périphériques), motivationnel (tendance à répondre à l’événement), moteur (mouvement, expression faciale, vocalisation), sentiment subjectif.

La plupart des théories de l’émotion soutiennent l’idée que la nature spécifique de l’expérience émotionnelle dépend du résultat d’une évaluation d’un évènement en termes de significativité pour la survie et le bien être de l’individu. Dans la théorie de Scherer, le set de critères permettant d’évaluer l’évènement est appelé « stimulus evaluation checks (SEC’s) ». Suite au résultat de cette évaluation, il sera possible de prédire le type et l’intensité de l’émotion élicité par l’événement. Les SEC’s sont organisés autour de quatre objectifs principaux qui se subdivisent encore en objectifs secondaires. Les SEC’s majeurs correspondent aux types d’informations les plus importantes dont a besoin l’organisme pour avoir une réaction appropriée. Il s’agit de :

  1. Est-ce que cet évènement est pertinent pour moi ? Est-ce qu’il affecte directement ma personne ou mon groupe social ? (pertinence)
  • Quelles sont les implications ou les conséquences de cet évènement et à quel point vont-elles affecter mon bien-être ou mes buts à court et long terme ? (implications)
  • À quel point suis-je capable de faire face à ces conséquences ? (potentiel de coping)
  • Quelle significativité a cet évènement par rapport à mes convictions personnelles ainsi que face aux normes et valeurs sociales ? (significativité normative)

L’évaluation de ces checks se fait toujours de manière subjective. Elle dépend donc des perceptions et des inférences que peut faire un individu d’une situation. De plus, comme déjà suggéré par Lazarus et Folkman (1984), l’évaluation n’a pas lieu qu’une seule fois, elle se répète dans un processus nommé réévaluation (« reappraisal ») qui permet de se réadapter progressivement à l’événement.

Contrairement aux théories des émotions discrètes, le modèle des composants ne se limite pas à un nombre restreint d’émotions (colère, joie, peur, tristesse, dégoût…). Au contraire, le processus émotionnel est considéré comme un pattern de fluctuations constantes de changements dans différents sous systèmes de l’organisme permettant de faire ressortir un très large spectre d’états émotionnels. Cependant, la théorie ne rejette pas le fait qu’il existe des patterns d’adaptation plus fréquents chez les organismes qui reflètent des résultats récurrents d’évaluation de l’environnement. Par exemple, des réactions comme le combat ou la fuite sont universelles et il n’est pas étonnant de constater que les émotions qui leur sont associées, la colère et la peur, se retrouvent chez toutes les espèces. Selon le modèle, il paraît très vraisemblable que d’une même combinaison de résultats aux checks d’évaluation l’on puisse aboutir à des patterns réguliers de changements d’états spécifiques. C’est pour cette raison que Scherer parle d’émotions modales pour décrire ces résultats prédominants aux SEC’s qui sont dus à des conditions de vie générales, des contraintes de l’organisation sociale et des similarités dans l’équipement génétique et que l’on retrouve donc dans presque tous les langages sous le terme d’une expression verbale courte, comme un simple mot. Cependant, l’avantage que possède les SEC’s est de pouvoir fournir un grand nombre de différents états émotionnels d’intensités différentes ce qui semble mieux correspondre aux ressentis des individus.

Théorie du système interruptif

Herbert Simon, prix nobel d’économie et spécialiste de la psychologie cognitive développe une théorie en 1967 du système interruptif de la décision linéaire. Il définit trois groupes de besoins en temps réel d’un individu :

  1. Besoins surgissant face à des évènements incertains (stimuli de bruits ou visuels soudains) qui pourraient signaler un danger
  • Besoins physiologiques qui sont des stimuli internes par exemple la faim, la soif, l’épuisement
  • Associations cognitives qui sont des stimuli forts provenant d’associations mnésiques, par exemple, le souvenir d’une peur.

Il a dit « Quand les hommes utilisent de l’information, ils consomment de l’attention. La fonction d’émotion est de contrôler l’attention ».

Bibliographie

Ouvrages

  • Le sujet des émotions au Moyen Age, Damien Boquet, Piroska Nagy, Beauchesne, 2009
  • Fabrice FERNANDEZ,Samuel LEZE,Hélène MARCHE (dir.), Les émotions. Une approche de la vie sociale, Paris, Les Editions des Archives Contemporaines, 2014[7].
  • Émotions et sentiments : une construction sociale, Charmillot, Dayer, Farrugia, Schurmans (dir.), L’Harmattan, série Sociologie de la connaissance, 2008
  • (en)The Psychology of emotions: The allure of human face, Freitas-Magalhaes. Oporto: University Fernando Pessoa Press.
  • Les états d’âme, un apprentissage de la sérénité, Christophe André 2011 chez Odile Jacob

Revues

  • Revue Sciences Humaines :
    • « Les émotions donnent-elles sens à la vie ? », n°171, 2006
  • « La force des passions », n°141, 2003

Articles

  • « Socio-anthropologie de la connaissance », SOCIOLOGIES [En ligne], Dossiers, Émotions et sentiments, réalité et fiction, (Farrugia Francis), mis en ligne le 1er juin 2010, URL : http://sociologies.revues.org/index3140.html
  • « Le syndrome narratif : une « inquiétante étrangeté » « , SOCIOLOGIES [En ligne], Dossiers, Émotions et sentiments, réalité et fiction, (Farrugia Francis), mis en ligne le 1er juin 2010, URL : http://sociologies.revues.org/index3152.html

Références

  1. Myers, David G. (2004) « Theories of Emotion. » Psychology: Seventh Edition, New York, NY: Worth Publishers, p. 500.
  2. (en) « Emotional Competency discussion of emotion » (consulté le 22 février 2011)
  3. Chen D, Haviland-Jones J. 2000. Human olfactory communication of emotion. Percept Mot Skills 91:771–781.
  4. . Théorie des émotions (1884 -1885).
  5. La théorie de Walter Cannon et Philip Bard (1929)
  6. Paul Ekman (1992)
  7. Les émotions. Une approche de la vie sociale

Quelques sentiments pouvant donner forme à la motion

  1. Joie
  2. Surprise
  3. Tristesse
  4. Colère
  5. Dégoût
  6. Peur
  7. Mépris
  8. Activation
  9. Affection
  10. Angoisse
  11. Agitation
  12. Alerte
  13. Aliénation
  14. Amabilité
  15. Amour
  16. Amusement
  17. Anxiété
  18. Appréhension
  19. Ardeur
  20. Attention
  21. Attirance
  22. Blessure
  23. Bonheur
  24. Chagrin
  25. Compassion
  26. Contrariété
  27. Culpabilité
  28. Défaitisme
  29. Déprime
  30. Déception
  31. Dédain
  32. Désespoir
  33. Désir
  34. Détresse
  35. Effroi
  36. Embarras
  37. Empathie
  38. Engouement
  39. Ennui
  40. Enthousiasme
  41. Envie
  42. Épouvante
  43. Espoir
  44. Euphorie
  45. Exaltation
  46. Exaspération
  47. Excitation
  48. Extase
  49. Férocité
  50. Fierté
  51. Frisson
  52. Frustration
  53. Fureur
  54. Gaieté
  55. Haine
  56. Honte
  57. Horreur
  58. Hostilité
  59. Humiliation
  60. Hystérie
  61. Inquiétude
  62. Insécurité
  63. Insulte
  64. Irritation
  65. Isolement
  66. Isolement social
  67. Jalousie
  68. Joie de vivre
  69. Jubilation
  70. Mal du pays
  71. Malaise
  72. Malheur
  73. Mélancolie
  74. Misère
  75. Morbidité
  76. Mortification
  77. Négligence
  78. Nervosité
  79. Nostalgie
  80. Optimisme
  81. Orgueil
  82. Outrage
  83. Panique
  84. Passion
  85. Peine
  86. Pitié
  87. Plaisir
  88. Rage
  89. Rancune
  90. Ravissement
  91. Regret
  92. Rejet
  93. Remords
  94. Ressentiment
  95. Révulsion
  96. Satisfaction
  97. Solitude
  98. Souffrance
  99. Sympathie
  100. Tendresse
  101. Tension
  102. Terreur
  103. Tourment
  104. Zèle

Informations bibliographiques sur Robert Plutchik

Source de la liste: classification ou taxonomie des habiletés sociales

Massé, L., Desbiens, N. et Lanaris, C. (2006). Les troubles de comportement à l’école: prévention, évaluation et intervention. Montréal : Gaëtan Morin Éditeur. La Chenelière Éducation, Montréal.

Liste des 50 habiletés sociales tel que proposée par Goldstein (1999) Traduit par Égide Royer, Céline Morand et Martin Gendron (2005) [Ajouts fait par Louise Desjardins, Réjean Thibault et Marjorie Bourgeois-Boulanger (2012)]

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Comme pour l’Islam, la religion des Alcooliques anonymes se fonde sur trois croyances: 1) Dieu dissimulé 2) le prophète inspiré Bill 3) le gros livre; en lieu et place de Allah, Mahomet et le Coran, car bien qu’A.A. se vante de n’endosser aucune religion, l’on réfère au concept divin dès la 2e étape et affirme en 12e que le but recherché de ce mode de vie est un réveil spirituel. En soit, la spiritualité n’est pas nécessairement religieuse au sens communément reconnu, sauf que l’ensemble de la littérature A.A. pointe non seulement sur une foule de principes religieux, et plus précisément sur la religion chrétienne de dénomination catholique romaine, par la récitation d’une partie de l’Évangile de Matthieu ch 6 dans la plupart des réunions, et la proposition de la prière de st François d’Assise ailleurs dans la littérature de «Alchoolics Anonymous World Services incorporated» que l’affirmation voulant que A.A. n’endosse aucune religion ne devient qu’un pur mensonge, un affreux manque de rigueur et de malhonnêteté d’esprit. Bill, (Will Cash Wilson C.c. C.L.)

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