Les catholiques et l’islam : le défi français | Atlantico.fr http://wp.me/p4rGWh-3oL


Voir mon article sur Justin Trudeau qui dit d’«utiliser» le «MOT» FÉMINISTE

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Paul-François Paoli rappelle que la question de l’identité de la France, marquée par la tradition chrétienne et l’héritage gréco-romain, et celle de sa souveraineté sont liées. S’il existe un peuple français, celui-ci a des droits historiques sur la France, laquelle n’est pas qu’une idée mais une terre et un pays. C’est cette réalité que certaines élites occultent alors qu’elles reconnaissent ce principe pour d’autres pays. Extraits de « Quand la gauche agonise – La république des bons sentiments » de Paul-François Paoli, aux éditions du Rocher 2/2
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rtx11hmhOn aura remarqué l’importance de Nietzsche dans la conversion de l’anti héros de « Soumission » à l’islam. Si Nietzsche manifestera, en effet, une certaine prédilection pour des traditions non occidentales, telles l’hindouisme ou l’islam, c’est entre autres raisons, que ces traditions ont échappé à la consécration de l’individu démocratique qui est le propre de l’Occident. En Islam, Dieu seul est, et face à lui nous sommes très peu de chose. Dans la tradition bouddhiste, le moi n’a ni consistance, ni permanence.

Dans l’hindouisme, il est une illusion relative. Son centre, qui est impersonnel, doit, en se libérant du corps, rejoindre ce que les Hindouistes appellent l’Atman : le principe spirituel universel dont nous dépendons.*(Voir L’Hindouisme, Anthropologie d’une civilisation de Madeleine Biardeau, Flammarion, Champs essais, 1995). Une certaine tradition chrétienne elle-même fustige le moi, si « haïssable », au dire de Pascal. Pourquoi haïssable ? Parce que se manifeste en lui un incroyable contraste entre sa volonté pathétique d’exister et de tyranniser autrui et son insignifiance face à l’Infini. Cependant la tradition chrétienne consacre la personne, entité dont l’âme et le corps sont indissociables, ce qui explique la sanctification de la chair chez les chrétiens, qui doit être sauvée, puisque nous sommes appelés à ressusciter corps et âme, l’un étant indissociable de l’autre. La personne est en relation avec Dieu et avec les autres, quand le  Moi, tout à la fois suffisant et insuffisant, est auto centré. Autrement dit, nous ne sommes vraiment des personnes accomplies, dans le christianisme, qu’à condition que notre Moi soit conscient d’une altérité fondamentale. Laquelle est intérieure puisque Dieu se trouve à l’intérieur de nous, sans cesser d’être extérieure puisque Dieu c’est aussi, et d’abord, les autres.

Ce qui nous intéresse ici est de comparer les rationalités des diverses propositions, notamment islamiques et chrétiennes. Il nous semble absurde, par exemple, de ne pas tenter de comprendre la rationalité, fut-elle monstrueuse, de l’islamisme extrême. L’horreur suscitée par les décapitations barbares des tueurs de l’armée islamique (El) ne doit pas nous faire oublier que, durant la grande terreur en France, ce sont des milliers de têtes d’hommes et de femmes qui, en plein Paris, place de la Concorde, sont tombées au nom de la Déesse Raison. On méconnaît l’islam en voulant, à tout prix, le réduire à ce que nous sommes. En islam, la dignité humaine consiste avant tout à acquiescer à la Loi et c’est pourquoi la jérémiade occidentale sur la dignité de l’homme est inaudible pour moult musulman. Il faut ici créditer l’islam d’une certaine logique. Qu’est ce qui constitue la dignité d’un individu au juste ? Est-elle intrinsèque, comme le croient les humanistes, ou extrinsèque, dépendante d’une relation  au monde ou d’une transcendance ?  Si ce qui meurt quand nous mourrons n’est que nous, à quoi bon dramatiser autant notre disparition, se demandait Schopenhauer ? La mort est, pour le musulman, un passage vers l’autre monde. En dehors du salut qui l’attend s’il a été un bon musulman, elle n’a guère plus de sens que celle d’un animal. La vraie vie commence après la mort où le croyant qui a vécu dignement, en respectant les principes de l’islam, connaît la consécration. Mais n’en est-il pas de même chez les chrétiens ?

Source: Les catholiques et l’islam : le défi français | Atlantico.fr –Les catholiques et l’islam : le défi français | Atlantico.fr 

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