Qui dirige l’islam en Belgique ? – La Libre.be http://wp.me/p4rGWh-3oR


Voir mon article sur Justin Trudeau qui dit d’«utiliser» le «MOT» FÉMINISTE

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Au cœur de toutes les attentions, l’islam se cherche en Belgique. Traversé par de nombreux courants contradictoires et opposés, il n’envisage pas l’avenir avec une grande sérénité.

BELGIQUE

En toile de fond, il y a l’international et ses détonations, les retentissements des attentats, les atermoiements de l’Europe et puis les regards, les regards du continent qui ont mis les musulmans et l’islam au cœur de toutes les suspicions. Le fond de la toile, aujourd’hui, c’est celui du doute et de l’inquiétude.

En avant-plan, pris dans ces bourrasques, il y a les acteurs, la communauté musulmane belge, multiple, diverse, irréductible à un quelconque adjectif, à la moindre posture. Une communauté traversée par les dissensions internes, l’absence de leadership et les luttes pourtant incessantes en vue de s’en emparer.

Institutionnellement, l’islam en Belgique, c’est un Exécutif (l’EMB), organe représentatif auprès de l’Etat, plus divisé que jamais et qui ne survit que difficilement, ne pouvant s’appuyer que sur une faible légitimité populaire.

Médiatiquement, ce sont des initiatives concurrentes, tel le Muslim Expo qui ouvrira le 6 février à Charleroi, et qui s’érigera comme un pied de nez aux franges les plus libérales de la communauté. Ce sont aussi des tentatives de réflexion avortées, à l’instar des capsules vidéo contextualisant le Coran, souhaitées par la Région bruxelloise, mais bombardées de critiques et finalement abandonnées.

Que tout cela serait-il finalement, s’interrogeait Radouane Attiya, islamologue à l’ULG, si ce n’était le signe du « schisme sociologique » qui étend désormais ses failles ?

Communauté inclassable et divisée donc, il est cependant possible de discerner certains contours, certains discours, certaines tendances qui la traversent.

Avant toute chose, notons que la tendance majoritaire est celle du conservatisme. En Belgique, l’islam est avant tout un islam conservateur sunnite. Et à l’international comme en Belgique, le sunnisme est en crise pour deux grandes raisons. Premièrement parce que dans le sunnisme, les voies interprétatives ou réformistes pour accorder la foi aux contextes contemporains sont étroites, sinon absentes, ce qui rend la rencontre avec la modernité difficile. Ensuite parce que la foi, pour la majorité des sunnites, ne se définit pas seulement comme étant un cheminement intime, mais qu’elle s’associe à une dimension sociale et politique. C’est l’idée que l’islam est un cheminement personnel, mais un cheminement « qui ne peut exister qu’en se concrétisant socialement et politiquement, et devenant loi. Cette dimension est importante à souligner, car elle trouve difficilement une compatibilité avec des sociétés sécularisées », notait cette semaine sur son blog (1) le sociologue de l’UCL Felice Dassetto.

C’est à partir de ce double aspect qu’il est d’emblée possible de schématiser différents courants qui se partagent l’islam belge.

Source: Qui dirige l’islam en Belgique ? – La Libre.be – Qui dirige l’islam en Belgique ? – La Libre.be 

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